Parutions 2017

farandole livres 2017

TITRE : Lieutenant-Général Joseph Leroy, Un demi-siècle, un général, deux guerres,

Auteur : LEROY Luc – Genre : biographie -270 pages – format 22 x 22 cm, 600 photos inédites, collection Arès, ISBN 978-2-930698-53-3, 32,00 €

couverture Joseph LEROY.jpgL’auteur n’est pas un historien professionnel, seulement un amateur éclairé, scrupuleux dans ses recherches. Sa passion pour la culture et l’histoire et sa curiosité pour un aïeul auréolé de son grade de Lieutenant-Général et un parcours militaire remarquable l’ont amené à ce travail de longue haleine, aboutissant à ce livre très documenté, hommage d’un petit-fils à son grand-père dont il ne garde que le souvenir furtif d’une rencontre à Louvain : le vieux général lui avait offert un jouet… Un tank ! Rien de plus car Joseph Leroy est décédé en 1959 alors que Luc n’avait que trois ans. Ce livre est une aventure, la saga d’un homme engagé à l’armée en 1900 et qui a vécu l’Histoire de la première moitié du 20e siècle. C’est l’ascension sociale de l’enfant illégitime d’une ouvrière, entrant dans une famille bourgeoise et finissant par une invitation royale, avec le plus haut grade.

Plus d’infos : MEMOGRAMES – dossier de presse – Luc Leroy – Lieutenant-Général Josph Leroy – ISBN 978-2-930698-53-3

DOUE Christian, Sous le Soleil d’Apamée (Il s’appelait Gallien et était Empereur de Rome), roman historique – 178 pages – format B5, Collection Ulysse, ISBN 978-2-930698-51-9, 18,00 €

Christian DOUE, Sous le Soleil d'ApaméeQuelques années après la mort de l’empereur Gallien, un de ses proches, Amelius d’Apamée, disciple de Plotin, entreprend de conter, à ses élèves, la vie trépidante et malheureuse de son protecteur, à une époque où la Rome éternelle est en proie aux dangers les plus divers. Les barbares menacent les frontières du nord de l’empire et des Balkans et les Perses fondent sur le Moyen-Orient romain. Mais le péril le plus grand se trouve dans l’environnement immédiat de César. Ses propres généraux, issus du rang, nommés par lui, n’auront de cesse de le critiquer et, pour certains d’entre eux, de se soulever contre son autorité. Amelius, qui s’est réfugié à Apamée sur l’Oronte, en Syrie romaine où il a ouvert une école de philosophie, est là, face à ses disciples et élèves. L’existence dramatique de Gallien est une opportunité pour leur dispenser quelques règles de vie et rétablir une vérité vacillante, salie par les dénigrements les plus fous. Nous sommes à la fin du IIIe siècle. L’anarchie militaire a placé, au sommet du pouvoir, un Dalmate intelligent et impitoyable. Il s’appelle Dioclès. L’histoire le connaît mieux sous le nom de Dioclétien. Les cités syriennes sont riches. Le commerce est florissant. Mais la guerre est, une fois encore, aux portes de l’Empire.

Plus d’infos : MEMOGRAMES – dossier de presse – DOUE Christian – Sous le Soleil d’Apamée – roman historique – 20171110

Titre : Le Droit à la Paresse

Auteur : MAJOROS Michel – monographie, 208 pp. format de poche B6, collection Vulcain, ISBN 978-2-930698-49-6 – 14,00 €

Droit à la Paresse - cover page 1L’histoire du droit à la paresse selon Lafargue restait, semble-t-il, inexplorée dans nos régions, pourtant riches de personnages paresseux. L’auteur s’y est attelé avec sa formation, sa pratique historique et son vécu. Point de départ après Lafargue : les cent années qui suivent la conquête de la journée des huit heures, avec si peu d’avancées pour libérer notre temps, et notre vie. Plusieurs grandes crises et deux guerres mondiales figurent au calendrier, guerres pour des marchés d’armes et de matières premières, autrement dit la tuerie d’un grand nombre pour une minorité. Conflits entrecoupées de paix locale si ce n’est sociale, sous pression productiviste et publicitaire assortie de destructions d’emplois impressionnantes. La documentation immense de cette recherche aborde rarement la question de la paresse, sinon de façon indirecte, pour dénier son droit, et la maltraiter. Toujours au nom d’un idéal noble mais abstrait : Travail, Progrès, Patrie, Expansion, Croissance … Les pratiquants et les largués de la réalité du travail émettent un autre point de vue, plutôt rancunier ou désespérant. Les vacances consommées en foule consolent mal de onze mois de courses pour les mériter. Comme les autres salariés et travailleurs de partout, des écrivains et des artistes critiquent les idéologies et les mythes du travail en créant des œuvres de paresse. En sept périodes successives, un siècle de critique des mythologies du travail exprime une première approche de ce thème d’avenir.

Plus d’infos : dossier de presse Michel MAJOROS -Droit à la Paresse

WAEGEMANS Emmanuel, Pierre le Grand en Belgique, biographie, 156 pages, format 22 x 22 cm, collection Ulysse, Edition ordinaire, brochée – 24,00 € – ISBN 978-2-930698-45-8 ou Edition de luxe, reliée – 28,00 € – ISBN 978-2-930698-52-6

Pierre Le Grand cover front page1717… le Tsar Pierre le Grand accomplit son second séjour en Occident. Le tricentenaire de cette impériale visite nous a valu, en 2017, la médiatisation de la visite du Président Vladimir Poutine à Versailles, en compagnie de son homologue français Emmanuel Macron, là où le jeune roi Louis XV avait rencontré l’illustre tsar. Plus modestement, la Belgique a aussi commémoré le 300e anniversaire de la venue de Pierre le Grand dans les Pays-Bas méridionaux : création d’une Fondation Pierre le Grand, inauguration, à l’initiative de ladite fondation, d’une statue de Pierre à Liège, exposition à Spa, où il prit les eaux pendant un mois. Les éditions Memogrames ont choisi d’apporter aussi leur contribution à ce jubilé, en publiant la traduction française du livre de l’Anversois Emmanuel Waegemans, professeur émérite de la KUL, slavisant spécialiste des relations entre la Belgique, les Pays-Bas et la Russie et fin connaisseur du 18e siècle et des deux grandes figures russes de l’époque, le tsar Pierre le Grand et la tsarine Catherine la Grande, notamment auteur de L’histoire de la littérature russe de 1700 à nos jours, ouvrage paru en néerlandais, français, allemande, espagnol et russe.

BOUTIAU Nathalie, L’Absolue Nécessité de l’Instant, Édition brochée – format B6 – 108 pages – 12,00 € – ISBN 978-2-930698-46-5 ou Édition de luxe reliée et numérotée – format B6 – 108 pages – 14,00 € – ISBN 978-2-930698-47-2

absolue necessite cover front web.jpgCe n’est ni un roman, ni un journal, ni de la poésie en prose, encore moins un recueil d’aphorismes… Mais un peu de tout cela quand même… tandis que s’envole l’instant présent et que vient déjà l’instant d’après. Née en 1966 à Wilrijk, Nathalie Boutiau a passé son enfance en Afrique avant un retour au pays natal. Elle cherche alors sa voie, de l’art à l’architecture des jardins en passant par la photographie, avant des études d’institutrice. Elle enseigne à Huy, dans le cadre d’ateliers de poésie, puis devient correspondante de presse au journal L’Avenir, pour les pages culturelles, de 2000 à 2016. Elle est aujourd’hui enseignante à la Ville de Liège. Nathalie marche, rêve, écrit et marche encore. De ces errances, jaillit une écriture sensible, pudique parfois, toujours sincère, qui révèle sa passion pour la poésie et cette volonté de trouver un sens à la vie. Après un premier recueil de poésies – L’Enfant de Lumièreet quelques poèmes publiés dans la revue L’Arbre à paroles, elle tenta l’aventure du roman avec N’oublie pas d’aimer. En février 2014, elle récidiva avec Le Silence de Jimmy, roman réaliste et d’analyse. Elle nous revient avec un ouvrage difficile à catégoriser, qui tient à la fois ou séparément du roman, du journal et de la poésie en prose. Ce petit livre précieux réunit des textes brefs, se situant entre l’essai et la poésie, sous tendus par une pensée philosophique singulière, fragments de notre vie dont il subsiste les traces d’instants anciens. Ils tentent une approche discrète de sa nécessaire transparence que révèlent, en quatre parties, la mémoire et tout ce qui fait le merveilleux invisible. Le tout en n’allant qu’à l’essentiel des petites choses du quotidien qui finissent par déterminer l’existence de chacun.

GAREL Bernard, Danse avec le Mammouth – format B6 – 168 pages – coll. Education et Formation – 14,00 € – ISBN 978-2-930698-48-9

mammouth cover page 1L’Education nationale, baptisée autrefois le Mammouth, est une colossale machinerie, qui a bien souvent une légèreté de pachyderme coincé dans une cabine téléphonique. Alors, élèves, parents, enseignants en sont à esquisser des pas de danse devant le Mammouth, des pas de deux de trois. Ce sont ces pas facétieux que nous raconte le livre de Bernard Garel, dans un style alerte, coloré, très plaisant, à coup de séquences courtes, nourries d’anecdotes qu’il a vécues. Ce qui n’exclut pas la réflexion, bien au contraire ! Avec un humour réjouissant, mais sans complaisance, ni tabou, Danse avec le Mammouth invite à espérer ou à devoir inventer, sur la marge ou non, une autre école. Bernard Garel pourrait reprendre à son compte ce mot d’Edgar Morin : je n’ai jamais été domestiqué. Si l’auteur nous émeut, c’est qu’il n’est rien d’autre que notre semblable : nous avons seulement à vivre, dit-il. En toute liberté et conscience. D’où les récits lumineux, saisissants, de Danse avec le Mammouth.

SEMAL Jean, Poléthique et Postvérité, essai, format de poche B6 – 128 pp. – coll. Hélios – ISBN 978-2-930698-43-4 – 13 €

Semal-Poléthique-coverLe concept de vérité a pris un coup de vieux ces derniers temps. Les réseaux sociaux ont créé un espace où vérité et mensonge, faits et rumeurs, coexistent sur le même pied. Les fausses informations sont rapidement partagées le long des cascades informatiques, tandis que les algorithmes imposent leur propre vision via le tri à bulles. Peu importe la vérité d’une information, pourvu qu’elle soit copiée. Cette situation requiert un journalisme de qualité pour trier le vrai du faux et assurer le fonctionnement de la démocratie. Le nivellement par le bas du paysage informatique libère des torrents de sexisme et de racisme. Quant aux événements de grande ampleur comme le Brexit et l’élection de Donald Trump comme président des USA, ils ont témoigné d’un populisme croissant qui s’oppose aux élites, à l’autorité et aux institutions. Certes, la Vérité avec V dans un monde complexe sera toujours teintée de subjectivité. Les campagnes politiques actuelles se gagnent par l’émotion et non par la démonstration. Les « faits » ne sont bien souvent que des points de vue fondés sur des croyances qui alimentant une démocrature post-vérité et post-factuelle. Mentir, mentir et éventuellement rectifier ensuite. Promettre, promettre et éventuellement se défausser sur les adversaires de l’insuccès qui s’en suit. Le présent ouvrage développe une recherche des dénis démagogiques qui ont conduit à l’élection de Donald Trump et au Brexit. Il propose par ailleurs des pistes de réflexion pour refonder un espace européen libéré de la dictature du profitariat  et qui restitue sa valeur au vrai, au beau et au juste pour éclairer l’avenir de l’Homo humanus fraternalis.

RENARD Claude, Octobre 1917 et le Mouvement ouvrier belge, monographie, Collection Vulcain, format 22 x 22 cm – 160 pp. – ISBN : 978-2-930698- 44-1 – 19 €

MEMOGRAMES - C.RENARD - Octobre 1917 et le mouvement ouvrier   1914-1918… La quasi-totalité de la Belgique est occupée. Le P.O.B. a troqué son internationalisme au profit d’un patriotisme nationaliste. Ses dirigeants ont intégré le gouvernement en exil. Au sein du parti, des voix minoritaires réclament la fin des combats. 1917 en Russie : en février, le régime tsariste s’effondre. Début novembre, une seconde révolution renverse le gouvernement provisoire et donne le pouvoir à Lénine et aux Bolcheviks. La Russie des Soviets signe une paix séparée à Brest-Litovsk en mars 1918. Les leaders du P.O.B. adoptent une attitude foncièrement hostile au premier Etat ouvrier au monde. Emmenée par le syndicaliste Joseph Jacquemotte, une aile gauche quitte le P.O.B., adhère à la 3e Internationale créée par Lénine, et coalise diverses factions, réunies en 1921 au sein du nouveau Parti communiste de Belgique.

    Les éditions Memogrames, en partenariat avec le CarCob (le Centre des archives communistes de Belgique), rééditent présentement le livre de Claude Renard publié par la Fondation Joseph Jacquemotte en 1967, à l’occasion du 50e anniversaire de la Révolution d’octobre.      Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge demeure en effet l’étude incontournable pour qui veut aborder l’impact de la révolution bolchévique de 1917 sur le mouvement ouvrier belge. De longue date introuvable, hormis sur les rayons de quelques bibliothèques spécialisées, il était temps de le remettre à la portée du grand public, justement à l’occasion du centenaire de cette révolution. Ce livre est aussi une source historique précieuse, un témoignage de la manière dont un communiste belge, en 1967, ressentait le 50e anniversaire de la révolution russe, dans un contexte où le monde était bipolaire et où il fallait choisir son camp. Les Etats-Unis menaient la guerre au Vietnam, la Belgique officielle était l’alliée des dictatures de Salazar au Portugal, de Franco en Espagne et des colonels en Grèce, ainsi que du régime d’apartheid de l’Afrique du sud. Le PCB avait rompu avec le stalinisme, retiré la dictature du prolétariat de ses statuts et cessé de s’autoproclamer avant-garde de la classe ouvrière. Bien implantés dans la FGTB, les communistes belges venaient d’engranger des succès électoraux, malgré une dissidence maoïste. Tout cela est sous-jacent dans l’écriture de ce livre, dont l’auteur assure une postface contemporaine avec le recul et la lucidité d’un homme de 90 ans, tandis que la préface est due à la plume de Jean Puissant, professeur d’histoire honoraire à l’ULB, grand spécialiste du mouvement ouvrier belge.

BIVER Fernand, Tornades, roman historique, Collection Arès, Format B5, 272 pages – ISBN 978-2-930698-41-0, 25 €

MEMOGRAMES - F.BIVER Tornades - cover.jpgUn roman inédit à ce jour, bien qu’écrit en 1940, en pleine débâcle face à l’envahisseur nazi, par un jeune officier belge au talent littéraire naissant et prometteur… Un auteur méconnu, mort accidentellement au Canada en 1942, à 21 ans, alors qu’il peaufinait sa formation d’officier pilote de la R.A.F. avant de venir en découdre avec les Allemands quelques semaines plus tard….

Le 18 juillet 1942, alors qu’il rêve de participer à la libération de l’Europe et de son pays, la Belgique, et qu’il se prépare pour rejoindre les escadrilles alliées qui, de jour comme de nuit, déversent leurs bombes sur l’Allemagne nazie, Fernand Biver s’écrase accidentellement, lors d’un entraînement, au Saskatchewan, Canada, avec son Harvard Mk II. L’ancien élève officier de l’Ecole royale militaire, à Bruxelles, qui avait rejoint l’Angleterre après la capitulation de son pays, moyennant un périple clandestin de Vichy à Gibraltar, et avait intégré la R.A.F. comme officier pilote, était non seulement promis à une brillante carrière militaire, mais aurait pu aussi devenir un grand écrivain belge. Le destin en a décidé autrement. Auteur d’une pièce de théâtre dès ses douze ans, il écrivit son premier (et unique) roman en pleine débâcle alliée. Tornades appelle à la résistance face à l’occupant teuton et respire l’optimisme volontariste d’un jeune patriote décidé à bouter l’ennemi hors de son pays. Inédit à ce jour, le roman de Fernand Biver a été découvert dans les archives familiales par son neveu, avec d’autres textes (poèmes, carnet de route, nouvelles, journal intime…). En souvenir de cet oncle qu’il n’a pas connu, mais dont sa grand-mère et sa mère lui parlèrent souvent, Jean-François Hulet a entrepris de retranscrire le manuscrit, d’authentifier les documents, puis de trouver un éditeur pour ce roman écrit voici plus de trois quarts de siècle. La motivation à publier Tornades est double : faire découvrir au public ce talent littéraire naissant et rendre accessible aux lecteurs du 21e siècle un témoignage direct, écrit sur le vif, en plein conflit mondial, par un jeune homme multiplement talentueux.

LEMAÎTRE Jean, Le Jour où tout bascula, roman, collection Arès, format de poche B6 – 226 pp. – ISBN 978-2-930698-42-7 – 16 €

MEMOGRAMES - J.LEMAITRE Le Jour où Tout Bascula - cover.jpgClaude faillit tomber de sa chaise à la lecture du livre consacré au père de sa meilleure amie du temps de l’école Decroly, en y apprenant que cet homme fut arrêté par la Gestapo le même jour que lui, le 6 juillet 1943. Trois mois de prison pour Claude, alors âgé de 16 ans. Son propre papa, lâchement exécuté en Allemagne. Il avait mis une pierre sur tout cela, le seul moyen, selon lui, de renaître à la vie. Le rappel de cette date et de cette coïncidence agit comme un choc salutaire. Et voici que, 70 ans plus tard, Claude accepte, non sans douleur au début, de raconter le drame qui brisa son existence. Que retient-il, au bout de son chemin ? Une douce lumière : le souvenir des amours et amitiés d’adolescents, la reconnaissance éternelle vouée à l’école Decroly – celle de la pensée critique – qui sut aussi se montrer solidaire et résistante dans les pires moments de l’occupation allemande. Ce récit se mue en enquête trépidante, lorsqu’il conduit à identifier le traître – jusque-là inconnu – responsable de la déportation de ses parents. Et en suspense sentimental, quand Claude, 89 ans, se rend à un énigmatique rendez-vous, tremblant d’émotion, un immense bouquet de roses à la main… convaincu, à présent délivré du poids du passé, qu’il n’est jamais trop tard pour renouer avec sa jeunesse.

MICHELS Georges, Bordel, où reste le Progrès de l’Humanité ? – Essai – Coll. Carnets de l’Olympe – format B5 – 240 pages – ISBN 978-2-930698-40-3 – 25 €

MEMOGRAMES - G.MICHELS Bordel où reste lce progrès de l'humanité - coverLes turbulences de notre monde, dont l’actuelle crise des migrants (conséquence tangible des conflits atroces qui défigurent le Moyen-Orient) et le tsunami de préjugés, de raccourcis, de xénophobie et de rejet de l’autre que cette crise soulève, interpellent l’auteur. Sociologue de formation, humaniste universaliste de conviction et franc-maçon proactif, Georges Michels s’interroge et nous interroge sur notre Humanité, son épopée, son psychodrame. Une Humanité au progrès chancelant, avec pour héros tant l’homme augmenté que l’homme substitué ou encore l’homme confetti qui se fait exploser en plein vol comme en pleine foule. Georges Michels ose, entre autres réflexions, une analyse courageuse et originale du phénomène de l’islamisme, totale corruption de la pensée islamique. Et nous suggère une dynamique visant à promouvoir une vision dépassant toute ethno-altérité. Dans le respect de Gaïa et de tout le vivant dont elle est la maison commune. Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur franco-algérien, expert reconnu en matière d’islamisme, préface l’ouvrage de son ami : « (…) Face à la question de l’islam politique, on constate notre échec collectif, une décennie après l’autre, car on ne combat pas le terrorisme islamiste militairement seulement, mais surtout idéologiquement. D’ailleurs, on ne devrait pas combattre le terrorisme seulement, mais davantage l’islamisme, sa doctrine nourricière. Chose que beaucoup d’observateurs éludent très souvent. Le présent ouvrage démontre justement en filigrane la nécessité de mener ce nécessaire combat idéologique. En un mot, de façon souvent drôle et subtile, ce livre, clair et informé, constitue, dans le contexte actuel, une contribution importante. In fine, Georges Michels nous propose une vision favorisant la « convivance », cette capacité des groupes humains (ou autres espèces animales) à cohabiter harmonieusement tant au sein d’entités locales que « transterritoriales ».

Collectif, ss la dir. de SUSANNE Charles, Quand le Darwinisme reste dérangeant, essai, coll. Horus, format B5 – 326 pages – ISBN 978-2-930698-39-7 – 25 €

MEMOGRAMES - Quand le Darwinisme reste dérangeant - coverDepuis 2008, le groupe de réflexion Darwin réunit, sous la direction du Professeur Charles Susanne, des humanistes désireux de réfléchir à des problèmes de société et de diffuser le résultat de leurs réflexions vers un public le plus large possible. Après Bioéthique, un progrès pour l’humanité en 2012 et Transhumanisme, à la limite des valeurs humanistes en 2015, le groupe analyse les motivations des courants de pensée que les avancées scientifiques du Darwinisme dérangent outre mesure. Toutes les civilisations humaines se sont interrogées sur l’origine de la vie et de l’homme et ont cherché à donner des réponses simples et rassurantes : la genèse est l’œuvre des dieux. Le biologiste, qui analyse la complexité de la vie et de sa genèse, peut par conséquent être dérangeant. Tout au long du siècle dernier, la théorie darwinienne de l’évolution est ainsi devenue le symbole d’un matérialisme scientifique à abattre. N’est-ce pas la complexité du vivant qui dérange ? L’approche de ce livre consiste à aborder la  complexité du vivant par l’esprit scientifique. Elle est donc aux antipodes d’un point de vue proposant une intervention divine comme solution aux lacunes de nos connaissances. Le darwinisme est éloigné de tous les dogmes religieux. Avec la sélection naturelle, Darwin a proposé la meilleure hypothèse qu’il pouvait tirer de ses observations, elle a été confirmée par les découvertes scientifiques ultérieures, notamment avec les progrès de la génétique et de la biologie moléculaire. Plus les sciences progressent, plus les recherches deviennent pluridisciplinaires, plus elles corroborent les observations d’évolution darwinienne. Le biologiste substitue à la simplicité du dogme, à la stabilité rassurante de la création et à la certitude d’un être supérieur contrôlant l’évolution, du hasard perpétuel et un déséquilibre complexe. De la génétique à la paléontologie, de la biochimie à l’embryologie, de la géologie à l’éthologie, etc., toutes les disciplines scientifiques contribuent à établir les principes de l’évolution biologique.